Février 2024, je suis allé voir Louis. Il préparait un portfolio, alors il y avait des cartons, des boîtes et des dessins partout. J’y allais pour ça aussi, voir tout cet environnement foisonnant dans lequel il travaille et créé. Il y avait un absent, qui se reconnaîtra, mais ce coup-ci c’est de ma faute. C’est sur un coup de tête, trois/quatre jours avant, que j’ai demandé à Louis si je pouvais venir pendant ma courte semaine de vacances. J’y allais pour retrouver un ami et ceux qui gravitent autour de lui, j’y allais pour respirer, pour voir les montagnes. Je sortais de trop longues semaines de travail, ça devenait une nécessité de quitter Arles. Ça ne m’a pas empêché de faire des photos une fois là-bas, sans doute avec plus de plaisir. Ces quelques jours là-bas m’ont rappelé à quel point j’aime la montagne. Ça fait tellement d’années que j’entends que pour réussir, il faut absolument monter sur Paris. Que pour le cinéma, la photographie, les arts, la culture, la carrière professionnelle, les contacts, etc etc…c’est là-bas que ça se passe. Sans doute, oui, mais pas pour moi. Je n’en suis pas capable, ça m’angoisse rien que d’imaginer vivre là-bas. Pour moi, je sens que ce sera la montagne.







