Série de photos sans contexte de mes premiers mois à Arles. Je ne voulais pas que ça traîne, je ne voulais pas ne pas les partager par manque de temps et que ça tombe dans l’oubli. Je voulais les partager avant de porter un regard moins enthousiaste dessus, dans les prochaines semaines, mois et années. Pour être tout à fait honnête, je me sens perdu dans mon utilisation des réseaux sociaux. Je ne peux pas vraiment faire sans à cause de mes études, mon travail et sa nécessité d’avoir une certaine visibilité si je veux avoir un soupçon de carrière. Mais voilà, je sens que ça me pèse plus qu’autre chose. À chaque publication, j’espère avoir plus de retours, de commentaires, de partages, que les gens apprécient mon travail : que sa visibilité lui donne son existence, tout simplement. Je vois bien dans quelle consommation de contenus (et tout est dans ces deux mots) je me retrouve. J’ai envie de mettre un gros coup de frein là-dedans et revenir à quelque chose de plus lent. Je n’ai plus qu’Instagram, j’ai viré tout le reste, je ne sais pas quel est mon avenir sur les réseaux, mais je le veux moins toxique. Alors je le marque ici, pour que ça devienne mon mantra, au moins pour 2024 : il est nécessaire de ralentir. Plus de temps pour soi et donc pour créer.







